Le vice-président américain JD Vance (c), le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir (g), et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais, Mohammad Ishaq Dar, à leur arrivée à Islamabad pour des entretiens avec des responsables iraniens, le 11 avril 2026 ( POOL / Jacquelyn MARTIN )
Le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est en route pour Téhéran vendredi, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaires au Pakistan, pays médiateur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis.
Au cours de sa visite officielle, annoncée jeudi par des médias iraniens, le puissant chef de l'armée "aura des rencontres avec des dirigeants iraniens", ont précisé ces sources sécuritaires.
Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islambad.
Depuis, les discussions se poursuivent en coulisses et jeudi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait dit espérer que cette visite d'Asim Munir ferait "avancer les choses", après celle en début de semaine du ministre de l'Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi.
Il avait apporté avec lui la dernière proposition américaine, que le pouvoir iranien avait dit examiner tout en réitérant ses exigences: le dégel des avoirs iraniens bloqués à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.
Malgré ces efforts diplomatiques, les déclarations martiales continuent de part et d'autre.
L'Iran a répété qu'elle ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont eux menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque américaine.
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 22 mai 2026 à Washington ( AFP / Aaron Schwartz )
Un accord avec l'Iran permettrait d'économiser "beaucoup de temps, d'énergie et de vies", a affirmé de son côté Donald Trump.
Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale, en raison du quasi blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.
Les marchés boursiers mondiaux voulaient eux croire à un accord, avec des indices en hausse vendredi après-midi aux Etats-Unis comme en Europe.
De timides espoirs éclipsés sur le marché de l'or noir où les craintes d'une pénurie d'offre notamment avec les vacances d'été dopaient les cours du pétrole.

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